Injection de résine
L'injection de résine est la technique la plus utilisée contre les remontées capillaires. Le principe tient en une phrase — créer une barrière étanche dans l'épaisseur du mur — mais le résultat dépend de détails d'exécution qui font toute la différence entre un chantier qui tient vingt ans et un qui refait du salpêtre deux ans plus tard.
En bref
- L'injection de résine crée une barrière hydrophobe dans le mur pour stopper les remontées capillaires.
- Le résultat dépend du type de résine, de l'espacement des perçages et de l'épaisseur du mur traité.
- Le mur reste humide plusieurs mois après l'injection, le temps que l'eau déjà montée s'évapore.
Le principe de la barrière hydrophobe
On perce le bas du mur à intervalles réguliers, tous les 10 à 15 cm, en général juste au-dessus du niveau du sol. Sur un mur épais, les trous sont doublés en quinconce, sur deux rangs, pour que le produit couvre toute l'épaisseur. On y injecte ensuite une résine hydrophobe — silicone ou silane-siloxane selon les fabricants — qui migre dans les pores du matériau et polymérise. Une fois durcie, elle forme une barrière étanche qui empêche l'eau du sol de continuer sa remontée.
Prix indicatifs
| Prestation | Budget indicatif |
|---|---|
| Diagnostic | 0 € à 150 € |
| Injection par gravité (par mètre linéaire) | 140 € à 200 € |
| Injection sous pression (par mètre linéaire) | 200 € à 280 € |
| Réfection des enduits après traitement (au m²) | 30 € à 80 € |
Injection par gravité ou sous pression
Par gravité, la résine est versée dans les trous et percole lentement, sous son propre poids, pendant plusieurs heures. C'est la méthode la plus courante sur un mur poreux et pas trop épais. Sous pression, un injecteur pousse le produit dans le mur — plus rapide, et souvent préféré sur les murs très saturés d'eau ou peu poreux, où la gravité seule ne suffirait pas à faire pénétrer suffisamment de résine.
Après l'injection, le mur reste humide un moment
La barrière stoppe l'arrivée de nouvelle eau — elle ne vide pas le mur de celle qu'il contient déjà. Cette eau doit encore migrer vers la surface et s'évaporer, ce qui prend souvent plusieurs mois selon l'épaisseur et le matériau. Beaucoup de propriétaires jugent le traitement inefficace parce que le mur « suinte encore » trois semaines après le chantier — c'est normal, pas un signe d'échec. Voir l'assèchement des murs pour ce qui accélère ou ralentit cette phase.
Les limites de l'injection
Sur un mur en moellons irréguliers avec des vides internes, la résine peut fuir dans ces cavités au lieu de former une barrière continue — le traitement devient alors moins fiable, et un diagnostic sérieux doit le signaler avant le devis. Une forte concentration de sels dans le mur demande en général un enduit d'assainissement en complément, pas seulement l'injection. Sur un terrain où l'accès extérieur est possible, un drainage périphérique peut aussi soulager la pression d'eau en amont, en complément ou à la place de l'injection selon la configuration.